29/11/2010

Des Fleurs pour Algernon - Daniel Keyes

Titre VO : Flowers for Algernon
Titre VF : Des Fleurs pour Algernon
Auteur : Daniel Keyes
Editeurs : FlammarionJ'ai Lu
1ère Edition : 1966 (VO) - 1976 (VF)
Genre : Science-Fiction
Pages : 252

Récompenses : 
- 1960 : Prix Hugo dans la catégorie Meilleure Nouvelle 
- 1966 : Prix Nebula dans la catégorie Meilleur Roman


Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian (Note > En vrai elle est pas psy mais instit’), d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l’état de bête.


A l’origine, on m’avais défier de lire ce livre dans le cadre du challenge « ces livres que l’on ne s’imaginerait pas lire », option SF. Au final, j’en ressort avec un avis plutôt partagé. Et malheureusement, ce n’est pas un réconciliation avec le genre. 
En elle-même j’ai trouver l’histoire assez originale et sympa. Le fait que tout nous est raconté par Charlie via ses Compte Rendu était assez original. Malheureusement, j’ai été déçue par le fait qu’on ne s’attarde pas des masses sur la croissance de l’intelligence de Charlie et je reconnais qu’une fois que ce dernier avait son QI très élevé, le personnage m’a beaucoup moins intéresser. Tout comme les personnages secondaire le ressentait, il m’a semblé antipathique et égocentrique. Je me doute bien que l’auteur a voulu qui l’en soit ainsi, mais c’est quelque chose qui m’a vraiment génée dans ma lecture : tout le temps où Charlie était intelligent, je peinait vraiment à avancer dans l’histoire. En revanche, dès que cette dernière s’est mise à décroitre, j’ai retrouver tout mon intérêt pour le livre. 
En revanche, j’ai beaucoup aimé l’amitié qui s’est créer entre notre héros et la petite souris : tout les deux dans la même galère et qui sera au final le déclencheur de tout le déclin des facultés de Charlie puisque Algernon sera la première a perdre les siennes. 
Concernant les autres personnages, ils ne semblent que passer en coup de vent même si leur présence est belle et bien réelle. On ne les connait pas réellement, nous faisons leur rencontre par le biais des souvenirs de Charlie ou encore son vécu, tout y est subjectif : si Charlie apprécie cette personne, alors nous aussi (parce que nous le la connaissons que comme cela) et inversement. 
Par moment, ce livre m’a rappelé un peu Precious de Sapphire que j’avais lu il y a quelques mois et que j’avais adoré, notamment par l’écriture de Charlie dans les périodes où il était arriéré (lorsqu’il écrivait quasiment tout en phonétique). 
J’ai découvert que ce livre avait été adapté en film, sous le même titre. Si j’ai l’occasion, je pense que je me pencherais dessus.


Avis plutôt mitigé, une histoire assez sympathique mais un personnage qui ne l’est plus à mesure que l’on avance.
Flo_bossFurby71LexounetLisalorMélusineMina 88NathalieOpalesPaikannePetitepomPtitetrolleScor13Setsuka – Shanaa – Wilhelmina.

Défi Ces livres qu’on ne s’imaginerais pas lire : 2/2 

20/11/2010

James et la Grosse Pêche - Roald Dahl

Titre VO : James and the Giant Peach
Titre VF : James et la Grosse Pêche
Auteur : Roald Dahl
Editeur : Folio Junior
1ère Edition : 1961 (VO) - 1988 (VF)
Genre : Comédie, Fantastique, Jeunesse
Pages : 176


ADAPTATION - Film : James et la Pêche Géante (1997).


Le petit James mène une existence bien malheureuse auprès de ses deux tantes abominablement méchantes, tante Eponge et tante Piquette, qui le tourmentent sans cesse. Un jour, un vieil homme confie à James un sac remplit de bizarres petites choses vertes. James le fait tomber par mégarde au pied du vieux pêcher et voilà qu'une pêche géante se met à pousser ! Cette pêche va bouleverser la vie de James...


Quel plaisir de retrouver l'univers complètement déjanté de Roald Dahl. Une fois encore, il nous fait découvrir l'histoire d'un petit garçon tristement ordinaire à qui il va arriver une aventure extravagante à bord d'une pêche géante et de ses habitants insectes. J'ai prit beaucoup de plaisir à suivre les aventures de James et ses amis, tous aussi originaux les uns que les uns, avec chacun leurs petits caractères bien propre.
J'ai tout particulièrement aimé le passage chez les nuageois par nos amis, qui nous faisait découvrir l'origine des variations météo de notre monde. J'ai trouvé ça très sympathique et adorable.
Comme toujours l'humour est omniprésent tout au long de ce court roman pour notre plus grand plaisir.
Si mes souvenirs sont bon, il me semble que ce court roman avait été adapté en film d'animation, que je serais curieuse de découvrir.


Une histoire complètement loufoque avec des personnages adorables.

BONUS
Bande-Annonce du Film.

18/11/2010

Quand le danger rôde (La Communauté du Sud, Tome 1) - Charlaine Harris

Titre VO : Dead until the Dark (Sookie Stackhouse, #1)
Titre VF: Quand le danger rôde (La Communauté du Sud, #1)
Editeur : J'ai Lu. Existe aussi en Intégrale regroupant les volumes 1 et 2 paru chez Pygmalion.
1ère Edition : 2001 (VO) - 2005 (VF)
Genre : Bit-Lit
Pages : 314


1. Quand le danger rôde || 2. Disparition à Dallas || 3. Mortel Corps à Corps || 4. Les Sorcières de Shreveport || 5. La Morsure de la Panthère || 6. La Reine des Vampires || 7. La Conspiration || 8. Pire que la mort || 9. Bel et bien mort || 10. Une Mort Certaine || 11. Mort de Peur || 12. Mort sans retour || 13. La Dernière Mort.
Hors-Séries : Interlude Mortel || Mariage Mortel || Que sont-ils devenus ?.
Série Complète en 13 Tomes + 3 Hors-séries.

ADAPTATION - Série TV : True Blood (7 Saisons. Terminée).


Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXè siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crime s'abat sur la ville.

Encore des histoires de vampire., mais finalement quand elle sont bien on adore toujours. Nous nous retrouvons plonger dans le quotidien de Sookie, blondinette serveuse pas si normale que cela puisqu'elle a la faculté de lire dans les pensées des gens. Jusqu'au jour où elle rencontrera Bill, le vampire chez qui elle ne peut rien lire. Peu de temps après commenceront des séries de meurtres digne d'un sérial killer visant étrangement les damoiselles qui ont côtoyer des vampires. Mais lorsque la seule famille de la jeune fille est victime à son tour, Sookie est bien décidée à ne pas être la suivante sur sa liste.
Au final, je ressort de ce livre avec un avis un peu mitigé mais qui tend quand même vers du positif. J'ai beaucoup aimé l'histoire en elle-même (ou du moins son début car on sent bien que ce volet sert à planter le décor et que l'affaire n'est que secondaire), les personnages étaient tous intéressant dans leur genre. J'avoue que pour le moment j'apprécie beaucoup Sam, même si il est seulement un personnage secondaire. Je suis également intrigué par le personnage de Eric, sur lequel j'ai envie d'en savoir un petit peu plus (chose qui j'espère se fera dans le prochains volumes). De même, en gros point positif, le style de l'auteur y joue beaucoup, simple et efficace à la fois sans trop surchargé les descriptions ou gâcher les scènes en n'en disant justement pas assez.
en revanche, gros point positif que j'en ressort, c'est l'affaire des meurtres en elle-même. Je me serais attendue à quelque chose de plus basé sur cette dernière. Je trouve qu'elle est reléguée au second plan, loin derrière l'évolution de la relation Sookie/Bill. De ce fait, elle apparaissait de façon assez ponctuelle dans le livre. Quand à sa résolution, je n'en parle même pas car tout est bouclé dans l'ultime chapitre. Un peu dommage en soi.
Pour finir, petit mot sur la série télé, j'avais commencé à me regarder la première saison que j'avais trouvé pas mal bien que plus sombre que le roman en lui-même. Mais dans l'ensemble, j'avais bien aimé et je compte me le regarder un de cs jour à l'occasion.


Un premier volet interessant, dommage que l'affaire des meurtres passe en seconde position.

16/11/2010

Shi ki, Tome 2 - Ryu Fujisaki & Fuyumi Ono

Titre VO : Shi ki, #2
Titre VF : Shi ki, #2
Auteurs : Ryu Fujisaki & Fuyumi Ono
Editeur : Kazé
1ère Edition : 2008 (VO) - 2010 (VF)
Genre : Shônen
Pages : 192


Tome 1 - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6 - Tome 7 - Tome 8 - Tome 9 - Tome 10 - Tome 11.
Série Complète en 11 Tomes.

ADAPTATION - Anime : Shi ki (2010 | 22 Ep.).


En l'espace d'un mois, douze personnes sont décédées au village. Le docteur Ozaki et le bonze Muroi craignent une épidémie. De son côté, Natsuno, dont la jeune Megumi était amoureuse avant de succomber à la maladie, à l'étrange impression que celle-ci continue de l'épier. Mais si ce n'est pas qu'une impression, que deviennent tous ces morts qui se multiplient ?


Le mystère s'épaissit de plus en plus dans le petit village de Sotoba, où les morts se multiplient de plus en plus dans ce volume. Là où le premier posait les base, ce second tome s'enfonce dans le sombre à vitesse grand V.
Nous faisons également un peu plus connaissance avec la famille Kirishiki dans ce tome et plus particulièrement la fille : Sunako. Victime d'une maladie qui s'aggrave avec la lumière du jour, elle rencontre le bonze Muroi en plein milieu de la nuit. Sous ses aspects de petite fille, elle cache malgré tout un esprit mature donnant lieu à des réflexions philosophiques entre elle et le bonze, auteur dont elle est fan.
Mais là où les choses deviennent vraiment passionnante c'est lorsque Natsuno ressent de plus en plus la présence de Megumi (qui je le rappelle est décédée dans le premier volume). Illusion ou réalité ? Fantôme ou mort vivant ? Telles sont les questions que nous nous posons comme le héros. Mais lorsque elle apparaît les yeux complètements noirs, le corps désarticulé tels un spectre et s'en prend au meilleur ami du jeune homme, Natsuno est bien déterminé à trouver ce qu'il se passe ici, pour notre plus grand plaisir.
De son côté, le Dr Ozaki et l'équipe de la clinique essai de découvrir la véritable nature de cette épidémie, si tant est que ça en soit une. J'avoue que la réunion à la clinique m'a énormément fait sourire, car il faut l'avouer, de ce côté là, l'auteur s'est bien documenté. (Cela m'a rappeler certains de mes cours).
Malgré une ambiance devenue plus sombre et plus sérieuse, les choses avancent très peu. En tant que lecteur, les suppositions concernant les événements commencent à devenir de plus en plus clair pour nous (je ne révélerait pas dans cette chronique l'élément-clé qui fait que l'on devine tout, mais en cherchant bien, on peut y penser). La couverture, représentant Sunako Kirishiki, retranscrit à elle seule l'ambiance de ce second volet duquel on ressort avec l'envie de connaître la suite...



On plonge dans un univers de plus en plus sombre. Le mystère s'épaissit pour tous et le lecteur commence à comprendre les choses bien avant les personnages qui en sont bien loin. 

15/11/2010

La Nostalgie de l'Ange - Alice Sebold

Titre VO : The Lovely Bones
Titre VF : La Nostalgie de l'Ange
Auteur : Alice Sebold
Editeurs : NiL, J'ai Lu 
1ère Edition : 2002 (VO) - 2003 (VF)
Genre : Drame
Pages : 347

Récompenses
2003 > American Bookseller Association Book of the Year Award dans la catégorie Adult Fiction
2002 > Meilleur Premier Roman au Prix Bram Stocker de la Horror Writters Association


ADAPTATION - Film : Lovely Bones (2010).


Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu'elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quitté, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à  l'enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sœur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...
Habité d'une invincible nostalgie, l'ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.


A l'origine, j'avais découvert ce livre lorsque j'avais vu la bande annonce de son adaptation ciné et j'avais bien aimé. Aussi lorsque Leyla a proposé une LC sur Livraddict, j'ai profité de l'occasion pour découvrir ce livre.
Tout commence par l'assassinat de la petite Susie, nous vivons avec elle ses derniers instant dans le trou au fond du champ de Maïs creusé par Mr Harvey (oui, j'ose prononcé son nom car ce n'est pas réellement un spoiler puisqu'au bout de seulement quelques pages nous savons que c'est lui qui a commis le crime). Malgré sa mort, c'est à travers les yeux de la petite Susie que nous allons découvrir son entourage et le devenir de ceux qui étaient liés à elle. J'ai trouvé ça assez original de voir les choses à travers un personnage qui ne devrait plus être là.
Nous suivons donc la famille de la demoiselle juste après le drame, alors qu'ils pensaient juste à une disparition, mais peu à peu, la réalité vient au grand galop, assommante : Susie ne reviendra plus. Les évènements se succèdent et la famille s'en voit peu à peu brisée : la mère a du mal à se faire à l'idée de la disparition de Susie, son père et sa sœur eux croit encore en quelque chose, quand à son frère trop jeune pour comprendre, les choses lui sont expliqués simplement. L'espoir est donc le maître mot de cette famille malgré les difficultés.
Mais ce ne sont pas là les seuls personnages que nous suivons. Nous regardons Susie se pencher sur l'avancement de l'enquête sur sa mort, à laquelle elle souhaiterais apporté des réponses, sans le pouvoir réellement, au travers de l'inspecteur Fenermann. L'assassin de la jeune fille n'est pas ignorer lui non plus, puisque l'on apprend que ce n'est pas la première fois qu'il commet un tel acte, sérial killer ? Pas vraiment puisque ses crimes sont différents. Mais j'ai beaucoup aimé l'image d'un personnage torturé que l'auteur nous peint de lui, nous le rendant ainsi antipathique. Enfin, deux autres personnages "clés" en la présence de Ruth et Ray seront bien développe, ces derniers étant un peu comme l'échappatoire de la jeune fille à la bulle loin de la réalité où Susie se trouve. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié ces deux personnages.
Nous découvrons par la même occasion une vision du paradis assez originale, que j'ai beaucoup aimé. Exit les petits nuages peuplés d'ange. Ici, chaque personne a sa propre vision du paradis, chacun vit dans le sien mais tout en étant lié à celui des autres comme un grand patchwork.
Côté style d'écriture, c'est très accessible : simple, fluide, pas surchargé par de lourdes descriptions. On oscille entre les souvenirs de Susie, ceux de Mr Harvey, et du temps présent qui s'écoule inexorablement avec le devenir de chacun des personnages qui partent chacun de leurs côtés. Cela peut, peut-être, être perçu comme dérangeant pour ceux qui n'aimeraient pas le jonglage entre différentes périodes, mais cela reste malgré tout très agréable, on ne se sent pas perdu à mesure que l'on avance dans la lecture.
Pour finir, juste une petite comparaison entre le livre et le film : beaucoup de choses ont été modifié dans l'adaptation. Certaines scènes du livre ont complètement disparus et d'autres ont été ajouté. Ceci dit, avoir vu le film avant m'a permit de mieux apprécier le livre notamment au niveau de certains détails qui ne l'étaient pas tellement dans le film. La seule chose qui reste inchangé pour moi, c'est d'être un peu déçue par le final de Mr Harvey, je l'avait été dans le film, je le suis tout autant dans le livre.


Un petit coup de cœur pour moi, une histoire passionnante dont on a du mal à décrocher.
Belledenuit - Jostein - Leyla - Lexounet - Liliebook - Liyah - Masevy - Tachas - Wilhelmina.

14/11/2010

Au delà... - Sophie Davant

Titre VF : Au-delà...
Auteur : Sophie Davant
Editeurs : Michel Lafon, J'ai Lu
1ère Edition : 2009
Genre : Témoignage, Autobiographie
Pages : 222


L'un des plus beaux sourires de la télévision cache une blessure restée à vif : le décès de sa mère, d'un cancer généralisé, quand Sophie avait vingt ans. Aujourd'hui, Sophie Davant se penche sur cette douleur récurrente et sur les conséquences qu'elle a eues dans sa propre existence. Elle nous renvoie par là même à nos propres questions face à l'irrémédiable. Doit-on révéler au patient la gravité de son état, et comment le faire ? Pourquoi cette terreur silencieuse autour de celui ou celle qui va mourir et qui a besoin de paroles, de gestes, de tendresse ? Comment peut-on à la fois souffrir de la disparition d'un être cher et sentir en soi l'émergence d'une liberté intérieure qui vous incite à aller au-delà de vous-même ? Eclairée par sa propre expérience et par le Dr Christophe Fauré, psychiatre et spécialiste en soins palliatif, Sophie Davant propose des alternatives à nos regrets, remords et autres culpabilisation. Un livre utile à tous ceux qui sont ou seront confrontés à la perte d'un être cher, et à la peur de leur propre finitude. Et, de façon surprenante, un livre au bout du compte formidablement apaisant.


A l'origine, je ne suis pas spécialement fan de Sophie Davant. Si j'ai lu ce livre c'est parce qu'on m'en avait parlé en bien et que par la même occasion on me l'avait prêté.
Lu en 2 jours, je l'ai trouvé assez sympathique dans l'ensemble. Sophie Davant nous retrace sa vie en ayant point point central le décès de sa propre mère, qui implicitement l'aurait façonnée telle qu'elle est aujourd'hui. On oscille entre diverses périodes de la vie de l'auteur, tantôt en 2009 (date d'écriture et de publication de l'ouvrage), tantôt les années 80-90.
On notera par moment, quelques notions un peu plus théorique apporté par le Dr Fauré, qui permettent de mieux comprendre le processus de deuil, l'annonce d'un cancer et les mécanismes de défenses que nous utilisons. Pour moi de ce côté-là ce n'était pas vraiment une découverte puisque j'avais vu ça lors de mes cours.
Le style d'écriture est très simple et très agréables, ce qui fait que le livre se lit très rapidement (sans compter que niveau édition, il était écrit en gros caractères).


Un roman intéressant et riche, destiné à tous sans nécessairement être fan de Sophie Davant.

05/11/2010

Voyage Extraordinaire au Royaume des Sept Tours (Voyages Extraordinaires, Tome 1) - Arthur Ténor

Titre VF : Voyage extraordinaire au Royaume des Sept Tours (Voyages Extraordinaires, #1)
Auteur : Arthur Ténor
Editeurs : Plon, Pocket Jeunesse 
1ère Edition : 2006
Genre : Fantasy, Jeunesse
Pages : 394


1. Voyage Extraordinaire au Royaume des Sept Tours || 2. Voyage Extraordinaire sur le Continent des Epopées || 3. Voyage Extraordinaire dans l'Empire des Mondes || 4. Voyage Extraordinaire sur les terres du Comte Dracula.
Série Complète en 4 Tomes.


Partir dans des mondes parallèles fantastiques ? C'est devenu possible ! Certains infinimondes de l'imaginaire deviennent de nouvelles destinations touristiques ! C'est au royaume des Sept Tours que Thédric Tibert, étudiant en mal d'aventures, a choisi de vivre un raid Émotions Fortes. Mais il n'était pas du tout prévu que le royaume des Sept Tours entrerait en guerre contre les forces de l'Immonde, empêchant tout retour des touristes sur Terre...


A l'origine, l'envie de lire ce livre m'était venue en lisant le résumé que j'avais trouvé très tentant. Au final, je ressort de ce livre avec un avis un peu partagé.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé le concept de l'histoire assez sympathique, surtout l'idée des voyages dans des mondes parallèles via une agence de voyage comme on pourrait en trouver chez nous. Ainsi, on peut être amené à voyager dans différents mondes  (ce qui dans le fond sera le cas, puisque d'après ce que j'ai comprit chaque tome de la série nous transportera dans un autre monde). 
En revanche, là où j'ai eu un pu plus de mal à me plonger dans le livre, c'est lorsque notre héros, Thédric, arrive dans le Royaume des Sept Tours. Il nous fait découvrir ses premières expériences dans ce monde avec ses inquiétudes, ses étonnements, ce qui en soi est assez sympa. Mais les choses se déroule d'une façon assez lente. Surtout pour ce qui est de la mise en place de cette fameuse guerre qui retardera le retour de tout les Terriens chez eux. Pour ma part, je n'ai réellement été prise dans l'histoire que vers la moitié, lorsque l'imaginoport a eu ses porte closes. Notre héros n'aura donc pas d'autre choix que lui aussi prendre part à ses événements.
Comme on se doute bien, Thédric n'est pas un personnage comme les autres malgré ce que l'auteur tend à nous faire croire. A mesure que l'on avance dans l'histoire, on se doute très bien que Thédric n'est pas étranger à toute cette histoire (même si il n'en est pas réellement conscient) à la fois déclencheur et solution à tout ça. J'ai trouvé ça un peu lourd pour les épaules de notre simple étudiant parisien venu passé des vacances qui sortent de l'ordinaire ici.
Côté personnage, on fait surtout la connaissance du peuple des Litiths aux quels notre jeune héros sera lié pour la bonne et simple raison que son guide touristique en était un. Un peu bateau comme raison... Bien entendu, l'amour sera aussi au rendez-vous pour Thédric en la personne de Lizlide, l'elfe (qui je doit l'avouer est le seul personnage que j'ai trouvé à peu près crédible dans l'histoire). Viennent enfin les dirigeants de ce royaume qui au final ne font office que de figuration dans l'histoire et n'ont été réellement développé que vers la fin. Enfin, pour ce qui est du méchant de l'histoire, j'ai trouvé ça un peu tordu dans le fond : un coup c'est qu'une illusion, un coup c'est un traître (j'avoue que là on a vraiment eu la sensation d'avoir un méchant en face de nous... seul bémol, ça ne dure que 50 petites pages).
Pour conclure quand même sur quelque chose de positif, j'ai complètement adhéré au style de l'auteur, simple, léger, fluide, nous faisant plus ou moins plonger dans ce monde parallèle.
Lirai-je la suite ? Ça, honnêtement je ne le sais pas du tout. Mais dans tout les cas, ce ne sera pas dans l'immédiat.


Un concept assez sympa dans l'histoire, mais qui nous donne quand même quelque chose d'un peu tordu.

04/11/2010

Shi ki, Tome 1 - Ryu Fujisaki & Fuyumi Ono

Titre VO : Shi ki, #1
Titre VF : Shi ki, #1
Auteurs : Ryu Fujisaki & Fuyumi Ono
Editeur : Kazé
1ère Edition : 2008 (VO) - 2010 (VF)
Genre : Shônen
Pages : 192


Tome 1 - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6 - Tome 7 - Tome 8 - Tome 9 - Tome 10 - Tome 11.
Série Complète en 11 Tomes.

ADAPTATION - Anime : Shi ki (2010 | 22 Ep.).


Sotoba est un petit village cerné par les montagnes. Par une journée caniculaire trois cadavres y sont découverts, sans qu'on puisse déterminer avec certitude les causes de leur mort. Au même moment, Megumi Shimizu, une jeune lycéenne, disparaît après avoir fait la connaissance des Kirishiki, une famille qui vient juste de s'installer dans un château sur les hauteurs du village. D'étranges événements se succèdent alors, qui ne sont que les prémisses d'un été terrifiant !


Depuis sa sortie, Shi ki était une série qui me faisait de l'œil car j'avais complètement adoré la précédente série de Ryu Fujisaki (Hôshin, l'investiture des dieux). De plus j'avais lu de nombreuses critiques positives au sujet de cette série, ce qui m'a poussé à regarder l'anime qui a fini par me convaincre (et que je continue à suivre à ce jour *la critique sera disponible une fois que je l'aurai vu en entier*).
Ce premier tome nous fait plonger directement dans le petit village de Sotoba qui va peu à peu être victime d'évènements étranges et surtout de morts en série. Une ambiance assez sombre ressort malgré tout de cette série à la limite entre le Shônen et le Seinen (j'avoue que pour ma part, je l'aurai plutôt classé dans la seconde catégorie et non la première comme l'a choisi l'éditeur). A mesure que l'on avance dans les pages, le mystère d'étoffe peu à peu et tout comme les personnages on se pose des questions sur ce qu'il se passe. Bien entendu, on se doute que les premiers morts qui parsème ce volume ne sont que les premiers d'une grande série.
Côté personnage, ils sont assez nombreux. D'ailleurs à ce sujet petite mention spéciale sur le registre en fin de volume qui permet de nous repérer à mesure que l'on avance. Des personnages nombreux et variés donc, mais dont on a du mal à distinguer vraiment les "héros" de cette histoire. Cependant, on notera que certains d'entre eux sont mis en avant plus que d'autres dont on suppose qu'ils joueront un rôle essentiel (à défaut d'être l'un des protagonistes principaux), on citera notamment Megumi Shimizu (la demoiselle aux couettes roses), Natsuno Koide Yuuki (le solitaire), Seishin Muroi (le jeune bonze), Toshio Ozaki (le médecin de la clinique locale), Akira et Kaori Tanaka (frère et sœur, cette dernière étant la meilleure amie de Megumi) et bien entendu les Kirishiki dont l'arrivée au village a coïncidé à peu près avec le début des étranges évènements.
Côté dessin, au premier abord ça pourrais en rebuter certains mais j'avoue que je le trouve très agréable au final rendant assez bien les scènes. Comparé à sa précédent série, on sent que l'auteur à progresser... même si on retrouve quand même quelques ressemblances au niveau des expression du visage des personnages (et même des coiffures d'ailleurs), qui prêtent à sourire malgré les situations. (D'ailleurs petite note à part concernant le chien de Ritsuko l'infirmière qui m'a fait mourir de rire).
J'ai hâte de me plonger dans les tomes suivants.


Un vrai coup de cœur pour cette série, sombre, pleine de mystère et captivante à la fois.

02/11/2010

Le Magasin des Suicides - Jean Teulé

Titre VF : Le Magasin des Suicides
Auteur : Jean Teulé
Editeurs : Julliard, Pocket 
1ère Edition : 2007
Genre : Contemporain
Pages : 157


ADAPTATION - Film : Le Magasin des Suicides (2012).


Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !
Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix génération tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...


L'envie de me plonger dans ce court roman m'est venue après en avoir entendu de nombreuses critiques positives. De plus étant, assez court (aux alentour de 150 pages), il se lit très rapidement.
L'auteur nous projette dans un magasin pour le moins étrange vendant toute sorte d'objets pour réussir son suicide. Et pour ça ils ont des choses très variées, allant des grand classique (pendaison, noyade, poison) à des choses beaucoup plus originales (je pense notamment au kit Turner avec la toile à peindre et la pomme empoisonner, même si cette dernière rend l'ensemble classique la mise en scène prête à sourire). Sans oublier que la mort est accessible à tous : des enfants avec les bonbons empoisonné 1chance /2 aux SDF sans le sou qui s'offriront une asphyxie avec le sac de la boutique. C'est donc un humour assez sombre qui nous est dépeint ici mais l'on se surprend malgré tout à en rire.
Si l'ensemble de la famille Tuvache est d'humeur morose, toujours à penser au pire et à penser aux catastrophes, Alan le petit dernier lui est carrément à l'opposé. Avec une joie de vivre et un optimisme sans borne, il est le point central de cette histoire. Malgré tout les efforts de ses parents pour le rendre comme eux, le petit dernier n'en fera qu'à sa tête et ce même jusqu'au camp d'entraînement censé le change. Grâce à lui, peu à peu, la joie de vivre entrera de plus en plus dans le foyer Tuvache et le magasin s'en verra changé peu à peu au grand dam de son père.
J'ai beaucoup aimé le style d'écriture de l'auteur à la fois simple, fluide et très agréable à lire, se contentant de peu de descriptions mais qui nous fait directement entré dans cet univers étrange. Cela m'a d'ailleurs donné envie de découvrir d'autres romans de cet auteur.
Cette histoire sera adaptée en film d'animation dans les mois à venir. Sa sortie est prévue pour le Printemps 2012. Nul doute que j'essayerais de le voir.


Un roman d'humour noir où la lumière entre peu à peu.